L’ECONOMISTE – Stagiaires: Les bons profils se font rares!

STAGIAIRES: LES BONS PROFILS SE FONT RARES!

50% DES MANAGERS INSATISFAITS
81% DES PATRONS DISENT AVOIR DU MAL À EN TROUVER
     

Une majorité de patrons disent avoir du mal à mettre la main sur des stagiaires. Paradoxalement, la plupart des entreprises en recrutent. C’est l’idée générale qui ressort des résultats du nouveau baromètre effectué sur le marché des stages au Maroc par la plateforme de mise en relation entre étudiants et recruteurs stagiaires.ma en collaboration avec le cabinet B 
Marketing. Une étude qui a été effectuée auprès d’un échantillon représentatif de 3.200 étudiants ayant effectué au moins un stage et de 340 managers. Un document qui montre avant tout le fossé existant entre les attentes des étudiants et les besoins des managers.

Les résultats de l’enquête font ainsi état d’une réelle inadéquation entre les secteurs les plus demandés par les étudiants recherchant un stage et les départements des entreprises ayant des  besoins en stagiaires. En effet, selon le document, 21% des étudiants réalisent des demandes de stage concernant les secteurs de l’informatique, 19% concernant le marketing et la communication puis 18% concernant les ressources humaines. Or, près de 57% des entreprises recherchent plutôt des commerciaux et 39% des informaticiens. Les secteurs de la finance et du marketing représentent, quant à eux, respectivement 31 et 28% des secteurs demandeurs.

L’écart se creuse également au niveau de la durée de stage. 21% des entreprises interrogées souhaitent offrir des stages de longue durée, soit de 6 mois et plus, tandis que seulement 4% des étudiants recherchent des stages d’une telle durée. D’après l’étude, les étudiants manifestent le souhait d’exercer des stages d’une durée moyenne comprise entre 2 et 4 mois tandis que les managers souhaitent accorder des stages dont la durée est située entre 4 et 6 mois.

Résultat? Le taux de satisfaction aussi bien des managers que des étudiants tend vers le négatif. Ainsi, près d’un étudiant interrogé sur deux déclare être insatisfait de son stage. Même constat pour les managers. Pour changer la donne, il faudrait aligner les formations enseignées dans les écoles avec les exigences du marché de l’emploi.

L’étude révèle également que les indemnités de stage ne représentent pas une pratique très courante au sein des organismes. En effet, seulement 42% des entreprises offrent des primes de stages. Une indemnité comprise pour 80% des cas entre 1.000 et 2.000 DH selon l’étude. Les entreprises qui attribuent des primes supérieures à 3000 DH représentent, quant à elles, uniquement 11% du total.
K. A.

 

Source :  http://bit.ly/1tSQVub